RÉSIDENCE ÉCRITURE POÉSIE POUR AUTEUR CONTEMPORAIN 2026

EN RÉSIDENCE DU 1ER AU 30 JUIN 2026

Alexandre Finkelsztajn est un artiste qui écrit, à travers des performances, des lectures, des installations sonores, ainsi que des objets éditoriaux. À partir d’effets de brouillage, de résonances et de polyphonie, ses textes se situent à l’interface des pratiques documentaires et de l’écriture de l’intime. Intéressé par la survivance des récits, des gestes et des croyances familiales, il questionne les limites de ce qui peut être transcrit et transmis, dans le silence ou le bruit. Il travaille actuellement à l’écriture d’un livre de poésie sur le sommeil et la pensée collective, intitulé Sahlia et le passiflore. Exerçant le métier de cuisinier à temps plein, il s’intéresse enfin à la dimension sociale et quotidienne de la cuisine, pensée comme geste prosaïque de rencontre et de transmission.

Note d’intention : L’écriture poétique accompagne ma pratique artistique, culinaire et documentaire au quotidien. J’écris à partir de paroles collectées de celleux qui m’entourent, en utilisant des procédés d’enregistrement, de retranscription, de traduction et en imaginant des performances, des installations sonores, des livres-objets. Depuis mon installation à Marseille il y a deux ans, j’ai découvert une partie de la poésie contemporaine que je ne connaissais pas et qui a sensiblement modifié mon rapport à l’écriture. J’ai eu envie d’entamer pour la première fois en mars 2025, le processus de création d’un livre de poésie dans l’objectif de le proposer à une maison d’édition. Avec cette résidence, je souhaiterais prendre le temps de poursuivre et peut-être finaliser ce recueil.

EN RÉSIDENCE DU 19 OCTOBRE AU 16 NOVEMBRE 20266

Morgan Formont est un poête français. Pensées, prose poétiques, fragments, réflexions sensibles et spirituelles, mes livres proposent un cheminement vers le soleil intérieur et le cœur-enfant.

C’est un matin du printemps 1988 que je vins au monde à Orléans. Prédestiné à la Bretagne, j’ai grandi sur cette terre qui m’a élevée. Après de nombreux métiers et pratiques musicales, je me voue à l’écriture en 2024. Sensible à la beauté du monde, c’est par la lumière, la joie et les mots que je me sens libre. En perpétuelle quête de l’émerveillement quotidien capable de réenchanter un monde en pleine mutation, j’écris sous forme de pensées dans une prose fragmentaire, qui emprunte tant à la poésie qu’à la philosophie. Ému par des choses très simples de la nature, comme un rayon de soleil dans une flaque ou le rire d’un enfant, je suis toujours en questionnement intellectuel, et je mêle mes réflexions à la sensualité pour tenter de saisir l’essence de la vie : l’amour.

Note d’intention : Durant ce mois qui m’est offert, j’envisage de consacrer ce précieux temps créatif au commencement de l’écriture du tome IV du Réveil du Monde, œuvre entamée par la publication d’Au seuil du jour (tome I) en 2024 et Les cendres chaudes (tome II) et Le Franchissement vol. I (tome III) en 2025. Il est prévu que ce quatrième tome soit la quatrième et dernière pierre qui assure le solidité du socle. Le titre de cet ouvrage devrait être « L’éclatement lent ».

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crédit-photo-©-Blaise-Schwartz
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RÉSIDENCE ARDEUR DU SILLON 2026

EN RÉSIDENCE DU 27 JUILLET AU 09 AOÛT 2026

Cette résidence invitera Félix Rodriguez Sol, Pernelle Gaufillet-Ventura et Yumiko Ono à habiter pleinement le lieu, ouvrir des fenêtres ou des portes pour mieux apprendre à regarder et écouter la poésie du vivant.
Elle est conçue comme une opportunité pour découvrir le Tournefou, expérimenter la Charte d’engagement des artistes. Un temps de création en lien avec un art de vivre ensemble, que ce soit dans l’attention au quotidien pour les petites choses de l’ordinaire, que dans celui des moments festifs, le partage des repas ou d’échanges dans le travail.

RÉSIDENCE CAMILLE CLAUDEL 2026

EN RÉSIDENCE 18 AOÛT AU 19 OCTOBRE 2026

Pour la 8e année de partenariat avec la ville de Nogent-Sur-Seine et son Musée Camille Claudel, l’association Tournefou accueillera un artiste sculpteur. L’artiste devra proposer un travail de création original associant la création contemporaine à l’histoire de l’art de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

François Chaillou, s’est formé à la sculpture à l’école du marbre et à l’Académie des Beaux-arts de Carrare (Italie) et de Prague (Rep. tchèque). Le sculpteur cherche à renouveler l’art sculptural en s’inspirant de diverses créations antiques. De ses sculptures en bois, en os, en lichens naît un travail exigeant et maîtrisé d’où émane une réflexion sur les rapports entre l’humanité et la nature. Son atelier de création est installé en Touraine, au sein des Ateliers de la Morinerie.

Son projet : « L’artiste place le modelage de l’argile au centre d’une réflexion sur le geste originel de la sculpture et sa dimension symbolique et sensible. En dialogue avec les œuvres de la collection et les figures majeures du musée, il explore la figuration du corps et du portrait dans une relation directe à la matière, où le corps devient à la fois sujet et outil. Son travail s’inscrit dans une démarche attentive aux enjeux contemporains, notamment écologiques, en valorisant la terre crue comme matériau durable

Un atelier ouvert, le samedi 17 octobre 2026 au Tournefou, de 15 heures à 18 heures et une une restitution de son travail au musée Camille Claudel, le dimanche 18 octobre 2026 en après-midi.

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RÉSIDENCE TARKOVSKI 2026

EN RÉSIDENCE DU 1ER JUIN AU 30 JUIN 2026

Kristóf Varsányi, cinéaste et artiste photographe amateur, est né à Budapest en 1986. Il a effectué ses études supérieures en cinéma et esthétique ; son mémoire de fin d’études portait sur la relation entre fiction et documentaire dans le cinéma. Il a travaillé comme scénariste, monteur vidéo et assistant sur divers projets , puis plusieurs années comme assistant à la mise en scène dans des compagnies de danse et de théâtre indépendantes. De 2022 à 2025, il a bénéficié d’une bourse artistique de l’Académie Hongroise des Arts, dans les sections film et photographie. Il travaille actuellement en tant qu’indépendant. Son travail est marqué par l’expérimentation et la recherche de nouvelles formes de visualité et de narration aux frontières de l’art. Sa réflexion est centrée sur les possibilités contemporaines du sacré.

Note d’intention : Dans le cadre du programme de résidence, je prévois d’achèver et d’approfondir l’écriture du scénario de long métrage intitulé Chiaroscuro – un projet qui prend forme depuis de nombreuses années. Le projet est né d’un voyage en Sicile en 2014, puis s’est approfondi par un travail de recherche : l’étude de la vie et de l’œuvre de Caravaggio, ainsi que des voyages d’étude sur les lieux clés de l’histoire – à Rome, Naples et Palerme -, au cours desquels une documentation photographique a été réalisée, devenant un projet visuel autonome. L’ébauche actuelle du scénario condense des années de matériaux accumulés : recherches historiques, réflexions d’histoire de l’art sur l’esthétique de l’absence et la notion d’image sacrée, ainsi que l’expérience personnelle et physique des lieux.

RÉSIDENCE ARBRE 2026

EN RÉSIDENCE DU 06 AOÛT AU 07 SEPTEMBRE 2026

Dans le cadre d’une résidence avec le Tournefou, en partenariat avec l’ACA (Animation Culture Aix-en-Othe), un artiste land-art est invité à créer une oeuvre sur le site du Mineroy (Aube) pour la fête du Bois du 6 septembre 2026, en utilisant les matériaux de la nature, particulièrement le bois.

Antoine Janot est un artiste pluridisciplinaire basé à Paris, dont la pratique s’étend de la peinture à la photographie, en passant par l’installation, l’écriture et le cinéma. Son travail s’ancre dans une exploration des tensions entre réalité sociale et imaginaire poétique, abordant des thématiques telles que les migrations, les violences systémiques, l’écologie et les luttes féministes.

Son projet : « Haute d’environ 4 mètres, « L’Étreinte » est une sculpture monumentale qui se compose de plusieurs troncs enroulés les uns autour des autres jusqu’à former un nœud vivant. Ces troncs et branches de chêne enlacés incarnent la solidarité du vivant au sein d’un écosystème. Ils évoquent les liens invisibles qui unissent la flore, ces réseaux d’entraide et de communication propres au monde végétal. »

L'étreinte - Antoine Janot

RÉSIDENCE LUCIOLES 2026

EN RÉSIDENCE DU 1ER MAI AU 30 JUIN 2026

Roman Compiègne, artiste plasticien, diplômé de l’École Supérieure d’Art de Tourcoing explore le son et la musique sous la forme d’installations sonores et de sculpture-instrument.

Son projet : « Il s’agira d’un paysage sonore inspiré de contenus existant sur internet que je qualifie de nouvelle musique d’ameublement, en référence au concept d’Érik Satie. Cette empreinte sonore interrogera et documentera les évolutions de nos environnements sonores naturels en relation avec les changements climatiques et l’activité humaine. »

Marine Joncour, artiste plasticienne, diplômée de l’École Supérieure d’Art de Dijon interroge la place du vivant et la notion de métamorphose, à travers ses toiles et ses sculptures.

Son projet : « Travaillant à la fois la sculpture et la peinture, cette résidence me permettra de développer une pièce hybride à partir des récits de la région du Grand Est, où j’ai grandi, dont la figure du Dahu (animal imaginaire sauvage vivant dans les zones montagneuses). »

Ateliers ouverts de la fin des résidences, le dimanche 28 juin 2026, à l’occasion de la Fête des Arts.